Marcigny en Brionnais conserve deux monuments romans de son passé monastique : l’ancien prieuré clunisien de la Trinité et l’église Saint-Nicolas.
Cette dernière était l’église d’un prieuré d’hommes desservant le monastère de femmes fondé en 1056, mais probablement d’origine plus ancienne.
Devenue paroissiale en 1620, l’église a été sévèrement remaniée : les bas-côtés, le portail sud de la façade et le clocher à baies géminées sont modernes.
Cependant, la façade, le transept et le chœur sont encore romans, datant des années 1130. La façade présente un portail avec voussures et colonnes à chapiteaux, entouré de trois arcatures sur des pilastres cannelés.
La nef en berceau de trois travées a été très remaniée. Le transept, voûté en berceau brisé sur des arcs doubleaux à double rouleau, possède des piliers avec colonnes engagées et chapiteaux.
Le chœur se compose d’une courte travée en berceau et d’une abside aux baies refaites. Les chapiteaux du portail et du transept sont sculptés de feuillages, de têtes de monstres et d’un beau griffon. Les modillons de la nef sont également sculptés.
L'église est placée sous la protection du patron des mariniers rappelant qu'autrefois la commune était un port fluvial sur la Loire.
A ne pas manquer dans la visite de cette église qui a fait l'objet d'une exceptionnelle restauration : les vitraux, l'orgue, quelques très beaux chapiteaux en haut des colonnes de la croisée du transept, et… la crèche.