Eglise Saint Pierre - Courville sur Eure

Proposée par Christophe Lhuissier

Église_Saint-Pierre_de_Courville_1



Classée Monument Historique en 1907
Nombreux éléments mobiliers classés en 1963

L’église Saint-Pierre porte en elle le témoignage des siècles par l’apport successif de ce qu’ils avaient la possibilité d’offrir de plus véritablement sacré, elle apparaît dans sa silhouette harmonieuse au carrefour de deux grandes régions naturelles, la Beauce et le Perche

Son histoire.
Au haut moyen-âge la seule église était située à l’Ouest du bourg, face au château dont elle dépendait plus ou moins. Vers l’an 1090 le seigneur du lieu fit entourer cette église dédiée à St Nicolas, d’un mur, l’enfermant dans l’enceinte du château, exigeant le paiement d’un droit pour les offices.

Les habitants de Courville n’acceptèrent pas. Ils construisirent une église hors les murs à l’Est de la ville. Elle est dédiée à St Pierre, mais au regard du diocèse elle dépendra de St Nicolas jusqu’à la Révolution. Il n’y a alors qu’un curé et deux vicaires.

Au XVe siècle cette vieille église était en ruines. Sur son emplacement, celle que nous voyons fût édifiée, ainsi que l’atteste une pierre découverte en 1949 par Georges FESSARD (ancien maire) sur laquelle on peut lire : «l’an mil cinq cent et dix... (première pierre) réédification Béati Pet...». Il existe également un contrat passé avec les Maître verrier “Le Tonnelier” en 1528 pour la fourniture d’un vitrail. Ce qui confirme bien la date de reconstruction de l’église, elle que nous la voyons.

Pendant la Révolution, les cloches d’origine furent descendues et fondues.
A la guerre de 1870 les Prussiens y enfermèrent des prisonniers français, l’un deux y fût tué.
En 1910 les biens de l’église sont attribués par décret en partie à l’hospice, partie au bureau de bienfaisance, mais aucune modification à l’édifice.
Le 14 juin 1940 un bombardement allemand endommage gravement la toiture et les vitraux, détruisant complètement le plus beau, la verrière de la chapelle de la Vierge (XVIe) composée trois tableaux représentant une curieuse légende du moyen-âge relative au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.
Le 24 juin 1944, nouvelle atteinte par bombardement. Les dégâts sont considérables : toitures, les meneaux des verriers, l’autel de la Vierge... Pendant plusieurs années, l’église dut être fermée en attendant réparation et restauration.

L’église fût classée “monument historique” en 1907. Le retable l’était depuis 1906. La statue de la Trinité le fut en 1912.




Construction
XV° - XVI° - Le clocher est postérieur


A voir à l'extérieur
A l'extérieur, le monument est grandiose. Son élégant pignon, exposé à l'Ouest, mesure 21 mètres de hauteur. La porte d'entrée avec ses pieds droits à moulures profondes et sa voussure en forme d'anse surbaissée est de bon style. Les contreforts en pierre de taille s'élèvent, puissants, mais allégés par les larmiers et les retraits successifs et surtout par les niches à dôme, malheureusement privées de statues. Le clocher, construit en 1620, accosté de la cage d'escalier, semble un peu massif, mais sa toiture élancée et la lanterne ajourée, perchée sur le faite, rachètent ce défaut. Il renferme deux cloches modernes. Il a été restauré en totalité en l'an 2000.


A voir à l'intérieur
Même si la voûte sculptée s'impose d'entrée, l’œuvre maîtresse que l'on retiendra est le Retable, classé en 1907, qui lui, provient de l’abbaye de Saint-Père-en-Vallée de Chartres. Il est daté de 1560. Certes un peu grand, mais tellement beau, il occupe toute la largeur et la hauteur du chœur. Cette énorme construction en chêne ne pèse pas au regard par l’élévation des 6 colonnes torses où se détachent, finement sculptés des pampres de vigne et des oiseaux. Elles encadrent les 3 parties : de chaque côté, dans des niches 2 belles statues : St-Pierre et St-Paul, saint patrons de la paroisse. Parmi les éléments encore remarquables à l'intérieur à noter une magnifique statue dite de la Trinité, classée elle aussi.

La nef mesure 46 mètres de long, 11 mètres de large et s’élève à peu près de 18 mètres au dessus du pavé, les deux chapelles latérales sont à peu près carrées et mesurent 7 mètres cinquante de côté. Elles sont voûtées en pierre avec arêtes et liernes ornés de pendentifs finement sculptés. Celle de gauche est consacrée à la Sainte-Vierge. Celle de droite, ménagée dans la base du clocher est dédiée à Saint-Joseph. La nef au contraire, est lambrissée, les têtes de monstres, de figurines, de feuillages variés et de différentes sculptures.
Toutefois, cette voûte a été faite à deux reprises : celle du dessus du chœur est plus simple et moins décorée, on y remarque cependant une rangée de têtes en pendentifs qui coupe heureusement la ligne droite des arceaux.



ST Piezrre Courville pg28_999

Maître-autel - Retable.
Retable à colonnes torses ; deux portes, de chaque côté, sont cachées dans la boiserie.
Dieu le Père au sommet, anges portant les 7 instruments de la Passion ; pots à feu, colonnes torses décorées de pampres, décor végétal.
Tabernacle. Vers 1650.
Tabernacle architecturé en bois taillé, doré ; décor en ronde bosse et en haut relief.
Christ au centre, saint Marc, apôtres et saintes femmes, agneau Pascal, anges, décor végétal, balustres et guirlandes.
1432887339


Statues.

Saint Pierre, saint Paul. XVII siècle
2 statues en bois taillé, peint, polychrome. Hauteur de chacune : 1,60 m.

Chapelle de la Madeleine

Statue d’une sainte. XV siècle
Bois taillé. Hauteur = 1,10 m.
Statue décapée, dont la main droite manque.
La sainte a un vêtement drapé, la main gauche tendue et ouverte.


Statue d’un saint évêque. Fin XV siècle ou début XVI siècle
Bois taillé, peint, polychrome. Hauteur = 1,10 m.
Le saint est représenté avec ses habits pontificaux, mitre et tête et la main gauche bénissant. La main droite disparue devait tenir la crosse.

Saint Nicolas. Fin XV siècle ou début XVI siècle
Statue en bois taillé, décapée. Hauteur = 1 m.
Le saint est représenté debout, habillé de ses vêtements pontificaux, mitre en tête, la main droite bénissant, et la gauche tenant sa crosse. A ses pieds, un coffre rectangulaire qui peut représenter le saloir traditionnel.

Saint Sébastien. XVI siècle
Statue en bois taillé. Hauteur = 1 m.
Saint Sébastien est représenté appuyé sur une colonne ornée, le visage tourné vers le haut. La jambe droite tendue et la gauche repliée ; le bras droit replié et le gauche tendu.


Capture d’écran 2016-03-03 à 19.11.52
Sainte Madeleine. XVI siècle
Statue en bois taillé, peinte, polychrome. Hauteur = 1 m.
La Madeleine est représenté dans un vêtement drapé ; dans sa main gauche un encensoir ou vase à parfum, et dans la droite un livre.

Nef

Bancs des fidèles en bois taillé, ciré, XVIIIe siècle : bancs clos avec leurs deux portes à panneau sculpté, tenus par des charnières en fer. .
Banc d'œuvre, XVIIIe siècle : banc en bois taillé, ciré. Décor végétal sur chacun des 3 panneaux. Le banc d'œuvre fut acheté en 1792 par la fabrique dans une vente aux enchères de meubles provenant d'églises supprimées de Chartres.
Statue de la Trinité, vers 1540 : bois taillé, ciré, revers ébauché. Assis, Dieu le Père habillé en habits pontificaux, tiare en tête surmontée d’une croix, tient la croix de son Fils Jésus surmontée d’une colombe, entre ses jambes écartées.
Statue de saint Roch, milieu XVIIe siècle : bois taillé, décapée. Le saint tient son bâton de pèlerin de la main droite et de la main gauche montre sa plaie à la jambe droite. A ses pieds, à gauche, son chien accroupi tient un pain dans sa gueule.

Chœur

Entrée du chœur
Arc triomphal. XVIIIe siècle
Bois taillé, peint, polychrome, doré.
Un calvaire ornait le sommet de l'arc : la Vierge et saint Jean furent enlevés et placés ailleurs dans l'église. Le Christ en croix au sommet et les statuettes posées aux retombées de l'arc restent en place.
Personnages peints polychromes et base de la croix dorée.
Décor végétal sur l'arc. La croix est attachée à une poutre par une armature.
Armoiries possibles, très peu lisibles, peut-être du donateur.
L'ensemble fut acheté en 1792 par la fabriqué dans une vente aux enchères de meubles provenant d'églises supprimées de Chartres.

Clôture du chœur. XVIIIe siècle
Bois taillé. L'ensemble fut acheté en 1792 par la fabriqué dans une vente aux enchères de meubles provenant d'églises supprimées de Chartres.

Charpente lambrissée du XVe siècle

LE CHEMIN DE CROIX
Le chemin de croix, œuvre moderne d’un courvillois : Monsieur LEMOINE, né à Rouen où il fut élève des Beaux-Arts avant de faire carrière d’artiste chansonnier sous le nom de MUSSY au Caveau de la République où il en était le directeur pendant 20 ans. Les douze tableaux de la Passion du Christ sont composés par l’assemblage de motifs découpés dans des métaux différents : acier, inox, laiton, aluminium...
Chaque station, merveille de détails et de précision est soulignée par un motif symbolique du langage des fleurs. C’est à la mort de l’artiste en 1981 que Madame MUSSY légua à la commune cette œuvre inestimable, fruit de 2000 heures de travail.


Station n° 1 - Jésus est condamné à mort. Giroflée - Constance
Station n° 2 - Jésus est chargé de sa croix. Gentiane - La douleur
Station n° 3 - Jésus tombe sous le poids de la croix. Chardon - Le déplaisir
Station n° 4 - Jésus rencontre sa mère. Aster - Amour constant
Station n° 5 - Simon aide Jésus à porter sa croix. Volubilis - Amour dévoué
Station n° 6 - Sœur Véronique essuie la face de Jésus. Dahlia - gratitude
Station n° 7 - Jésus tombe pour la deuxième fois. Perce-neige - Épreuve
Station n° 8 - Jésus console les filles de Jérusalem. Pivoine - Sincérité
Station n° 9 - Jésus tombe pour la troisième fois. Pétunia - Obstacle
Station n° 10 - Jésus est dépouillé de ses vêtements. Anémone - Fermeté
Station n° 11 - Jésus est attaché sur la croix. Nénuphar - Sacrifice
Station n° 12 - Jésus meurt sur la croix. La rose - Amour
Station n° 13 - Jésus est déposé sur la croix. Le lys - Majesté
Station n° 14 - Jésus est mis dans le sépulcre. Jonquille - Mélancolie


La paroisse.
Paroisse de la Bonne Nouvelle en Val de l'Eure
Maison Paroissiale – 4 rue St Nicolas – 28190 Courville – 02.37.23.21.27 – paroisse.bonnenouvelle@diocesechartres.com

Permanences : Lundi de 14h30 à 17h30
Mercredi de 10h à 12h
Jeudi de 10h à 12h
Vendredi de 9h à 12h

Les offices :
Les premiers et troisièmes dimanche du mois à 10h30

Visite :
sur demande, s'adresser au
syndicat d’initiative (02 37 23 22 22)
ou à la mairie (02 37 18 07 90)

syndicatinitiative.courville@wanadoo.fr


Localisation GPS :
48° 26′ 54.1″ N, 1° 14′ 50.13″ E





Des liens :

http://www.si-courvillesureure.fr/a-découvrir/l-eglise-saint-pierre/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Église_Saint-Pierre_de_Courville-sur-Eure

https://www.facebook.com/SyndicatDinitiativeDeCourvilleSurEure/

http://www.courville-sur-eure.fr/stpierre.php

DSC_6457b
sources :
photos : Christophe Lhuissier, Wikipedia/pucesurvitaminee, Google street view, SI Saint Pierre de Courville,

right_arrow-512 retour au sommaire BellesEglises


les premières fiches
des églises,chapelles
ou abbaye…
rédigées à partir de vos envois
pour l'application
des BellesEglises